Forum de l'AAPPMA du mortier de Glénac

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 Un cauchemar nommé JUSSIE

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jeremy

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MessageSujet: Jussie, description..   Mar 14 Avr - 13:45




La jussie ou ludwigia est une plante vivace aquatique originaire d'Amérique du Sud ou du Sud des États-Unis ; vendue chez nous au départ, pour la décoration des aquariums ou des bassins, elle est devenue une redoutable envahisseuse des milieux naturels humides et aquatiques calmes.
Elle appartient à la famille des oenothéracées ou onagracées.
Elle produit de longues tiges, pratiquement glabres, se développant horizontalement dans l'eau, sur l'eau ou la boue. Des racines blanches et spongieuses se développent sur les tiges imergées.
Les feuilles semi-persistantes supérieures, aiguës ou elliptiques et disposées de façon alterne sont rattachées à la tige par un court pétiole.

La floraison débute en été et se poursuit longtemps ; elle a un effet remarquable par la taille relativement grande des fleurs qui peuvent dépasser 5 cm de diamètre et par leur couleur d'un jaune très lumineux.
Le calice velu comporte 5 sépales aigus qui persistent après la chute des pétales. Les 5 pétales veinés sont brusquement rétrécis à leur base teintée d'orangé. Les dix étamines sont dépassées par le pistil nettement plus long.
Les leurs sont solitaires et partent de l'aisselle des feuilles supérieures ; la tige florale est droite et peut s'élever de 20 à 100 cm au-dessus de la surface.

Le fruit est une capsule cylindrique qui contient de minuscules graines.

Cette plante ne demande pour se développer qu'un sol humide, une exposition ensoleillée ou de la mi-ombre.
Moyennant quoi elle se développe très rapidement, doublant sa masse toutes les 2 à 3 semaines.
Disséminée en France au milieu du XIX ème siècle dans les régions landaise et languedocienne, sa prolifération s'est étendue vers le Nord, envahissant les lieux humides calmes jusqu'au au delà de la frontière belge.
La jussie qui rencontre des conditions favorables forme des herbiers très denses voire inextricables qui éliminent les autres plantes, notamment la myriophylle servant d'abri à la micro-faune, aliment de base des poissons.
L'écoulement de l'eau s'en trouve ralenti et les sédiments ou matières organiques transportés par l'eau sont ainsi piégés et viennent combler les fonds.
Des activités humaines sont perturbées : la navigation, l'irrigation, la pêche, etc...
Lorsque cette grosse masse de végétation se décompose, à cause du froid par exemple, il se crée un déficit en oxygène nuisible aux habitants des lieux.
Le pouvoir invasif redoutable de la jussie est dû surtout à la très grande difficulté, voire l'impossibilité de s'en débarrasser et cela pour plusieurs raisons :
- ses racines peuvent s'enfoncer jusqu'à 3 m dans le sol
- bien que le gel détruise ses parties aériennes ou semi-immergées, il suffit d'une partie de rhizome protégé par de la boue, sur les berges par exemple, pour que la plante survive.
- la plante se multiplie facilement par bouturage naturel à partir d'un fragment de tige qui régénère une plante entière
- la germination des graines, possible en laboratoire, doit constituer un autre moyen de multiplication
- Les animaux herbivores dédaignent cette plante qui ne fait pas partie de leur menu habituel
- les essais de désherbage chimique ne sont pas concluants.

Il existe en fait chez nous, 2 espèces voisines de jussie invasive : la ludwigia grandiflora ou ludwigia urugayensis et la ludwigia peploides ou jussiaea repens, elles ont des caractéristiques et propriétés semblables.

En conclusion, il est recommandé de ne pas utiliser la jussie comme plante ornementale en raison des risques de prolifération et de propagation incontrôlables.

Il existe d'autres espèces de ludwigia dont chez nous, la ludwigia palustris ou ludwigia des marais qui est une petite plante vivace basse ; ses tiges et ses feuilles sont teintées de rouge et elle produit de minuscules fleurs verdâtres sans pétales (aucun risque invasif avec elle).
A TRES VITE
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salmo_trutta

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MessageSujet: Re: Un cauchemar nommé JUSSIE   Jeu 16 Avr - 14:13

salut jeremy,

concernant les photos que tu mets en ligne, je suis interessé par un cliché plus net de la premiere plante que tu considere comme envahissante.
a premiere vue, mais sans en etre certain, cela ressemble a des "macles".
si je parle de cette plante, c'est que sur le secteur de l'OUST a malestroit, il y a de cela 2 ans uniquement, ces "macles" etaient considérées comme envahissantes, alors qu'il s'agit d'une plante bien de chez nous, et de plus un bon indicateur de la qualité du milieu.

le mieux pour valider ma version, ce serait d'avoir un cliché plus net.

au plaisir.
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jeremy

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MessageSujet: Re: Un cauchemar nommé JUSSIE   Jeu 16 Avr - 14:51

bonjour salmo_truta

tu peux préciser de quelle plante tu parles stp.. [color] je vais voir ce que je peux faire, tu veux parler dans les plantes des étangs du roz?? perso, je ne connais pas cette plante, "macles", l'appelle-t-on autrement??
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jeremy

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MessageSujet: Re: Un cauchemar nommé JUSSIE   Jeu 16 Avr - 15:36

je l'ai toutes remises à leur taille normal, à 4/5mm près, je ne peux pas mieux faire au niveau de la netteté..trouves-tu ton bonheur la-dedans...


je suppose que tu parles de celle-ci?









voilà, donne moi, ton avis, ça m'intéresse évidemment...

PASSE UNE BONNE SOIREE.... AMICALEMENT


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salmo_trutta

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MessageSujet: Re: Un cauchemar nommé JUSSIE   Jeu 16 Avr - 17:54

eh bien voila!
je peux confirmer mes dire.
cette petite plante qui ressemble plus ou moins a un petit nenuphar, il s'agit bien de "macles" ou chataigne d'eau. cette plante n'est pas classée parmi les plantes envahissantes mais est bien une plante aquatique typique de nos eaux.
pour la petite anecdote, localement sur les biefs de notre AAPPMA, un coin reputé de la peche du carnassier se nomme "LA MACLAIS", nom qui provient de la plante sus nommée. cette plante produit un fruit comestible qui d'apres les anciens est tres bon. si tu as l'occasion d'en trouver, je te laisse gouter. pour ma part, je ne suis pas franchement attiré ............

et je confirme, la presence de cette plante est plutot un bon indicateur environnemental.
certains sur ce forum seront a meme de le confirmer, j'en suis sur.
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jeremy

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MessageSujet: Re: Un cauchemar nommé JUSSIE   Jeu 16 Avr - 18:01

mais je n'en ai jamais douté, je te montre ce qu'il y a sur les étangs du roz, c'est tout, en tout cas, les étangs en sont infestés..perso, je ne la connais pas , alors, je n'en parle pas...
bonne soirée à toi..amicalement..Jérémy
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david léger

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MessageSujet: Re: Un cauchemar nommé JUSSIE   Jeu 16 Avr - 18:13

salmo_trutta a écrit:
"macles" ou chataigne d'eau.
C'est effectivement une espèce autochtone qui tend malheureusement à se raréfier de part la qualité décroissante des eaux closes en général.
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jeremy

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MessageSujet: la mâcre nageante ou chataigne d'eau..   Ven 17 Avr - 6:25

la chataigne d'eau ou "mâcre nageante...

Comment la reconnaître ? C'est une plante aquatique flottante, vivace, qui pousse dans des étendues d'eau calme ayant jusqu'à 5 m de profondeur. Les tiges submergées de la mâcre nageante peuvent atteindre de 3 à 6 m de long, longueur variant selon la profondeur du plan d'eau. Elles sont ancrées dans la vase par de très fines racines. Les feuilles sont de deux types : les feuilles immergées, insérées le long des tiges, sont très finement divisées comme des plumes (ce sont en réalité par leur structure anatomique des racines), tandis que les feuilles nageantes sont entières, alternes et groupées en rosettes. Les feuilles flottantes, de forme ovoïde ou triangulaire, de 2 à 3 cm de long, ont les bords extérieurs du limbe dentés. Leurs pétioles de 5 à 9 cm sont renflés en leur milieu et se gonflent après la floraison, assurant ainsi une fonction de flotteur pour la rosette et les fruits relativement lourds. Les fleurs, aériennes, apparaissent isolément à l'aisselle des feuilles au début de l'été et sont pollinisées par les insectes. Elle comptent quatre pétales blancs entiers. Le fruit est une sorte de noix globuleuse, de forme générale tétraédrique, portant quatre grosses pointes de 5 à 10 mm, issues de la transformation des dents du calice. Ce fruit ne s'ouvre jamais. La graine, unique, assez grosse, est riche en amidon. Elle peut conserver son pouvoir de germination jusqu'à 12 ans, mais la plupart du temps germe au cours des deux premières années.

Précautions
Cette plante peut transmettre la grande douve de l'intestin.



________________________________________________________
site québecois.


Historique1,2
La châtaigne d’eau est originaire des régions tempérées de l’Asie et de
l’Europe. Elle a été introduite à des fins ornementales pour les jardins d’eau, à
la fin du 19e siècle, dans le nord-est des États-Unis. Ce n’est qu’en 1940 qu’elle
est apparue dans la partie sud du lac Champlain. Aujourd’hui, on la trouve
également dans plusieurs autres états américains avoisinants. Au Québec, elle
a été aperçue pour la première fois en 1998 à la rivière du Sud, un affluent
de la rivière Richelieu.
Aujourd’hui1, 2
Au Québec, l’invasion de la châtaigne d’eau a été spectaculaire à la rivière
du Sud. En quelques années seulement, la châtaigne a recouvert la rivière
d’une rive à l’autre sur une dizaine de kilomètres. Les efforts d’éradication
du ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec
réalisés en collaboration avec Canards Illimités Canada et le Centre
d’interprétation du milieu écologique du Haut-Richelieu, depuis 2000, ont
réussi à limiter sa propagation et réduit de façon drastique son abondance
dans les sites infestés. Cependant, une surveillance et une poursuite des activités
d’éradication demeurent nécessaires au cours des prochaines années.
Dessin: Crow, G. E. and C. B. Hellquist. 1983. Aquatic Vascular Plants of New England. Part 6.
Trapaceae, Haloragaceae, Hippuridaceae. New Hampshire Agric. Experiment Station Bull. 524.
Impact et propagation1, 2
L’épais tapis flottant généré par cette plante envahissante empêche la végétation
indigène de proliférer et nuit à la faune locale en créant, à certains moments, un
déficit en oxygène dans la colonne d’eau. En perturbant le milieu où elle s’implante,
elle occasionne des pertes de diversité biologique. De plus, la châtaigne
d’eau rend impraticables plusieurs activités récréatives telles la navigation, la
pêche, la chasse, la natation, etc.
Un plan de châtaigne d’eau produit une quinzaine de rosettes et chaque
rosette produit une quinzaine de noix. De toute évidence, sa croissance est
exponentielle! Par ailleurs, les semences peuvent subsister jusqu’à 11 ans au fond
de l’eau. Ces caractéristiques, ajoutées à l’absence d’ennemi naturel, font de
cette plante une redoutable compétitrice des milieux aquatiques.
Pour plusieurs la culture et la commercialisation de la châtaigne d’eau devraient être
strictement interdites au Canada. Cette plante représente une réelle menace, non
seulement pour nos plans d’eau, mais aussi pour l’intégrité globale des écosystèmes
aquatiques vulnérables et pour la qualité de vie de la population. Il est urgent d’agir.
Nymphaea tuberosa Nymphaea odorata Nuphar variegatum
Photo Caroline Savage,
Environnement Canada
Photo: Aqualys Photo: Caroline Savage,
Environnement Canada
Références
1. Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Chronique environnementale:
Voici quelques suggestions de plantes pour réaliser des aménagements écologiques.
Vous pouvez aider à prévenir la
prolifération de la châtaigne d’eau!
Voici quelques conseils
• Évitez de transplanter la châtaigne d’eau dans votre jardin d’eau.
• Choisissez et cultivez plutôt des espèces non envahissantes.
• Si la châtaigne d’eau est déjà présente dans votre jardin d’eau,
détruisez-la! Assurez-vous de prélever l’ensemble des noix qui ont pu
tomber dans le fond de votre jardin aquatique. Ne les jetez pas dans la
nature et redoublez de prudence si vous habitez près d’un cours d’eau.
• Surveillez la zone colonisée au cours des prochains mois et années
et répétez les opérations si nécessaire. Il est fort probable que la
châtaigne repousse grâce aux graines ou aux fragments de plantes
encore présents au fond du jardin d’eau.
• Évitez de composter ces plantes; il est préférable d’en disposer de
manière définitive (séchage, feu, etc.).
• Vérifiez et nettoyez la machinerie et les outils après être intervenu dans
un secteur infesté.
• De plus, si vous circulez sur et/ou en bordure des plans d’eau,
n’oubliez pas de nettoyer canots, bateaux, moteurs, remorques
et véhicules tout terrain avant de changer d’endroit.
• Protégez l’environnement, car ces plantes s’installent souvent dans
des milieux altérés par les activités humaines (remblayage, creusage,
enrichissement en nutriments, etc.).


Un tapis de feuilles flottantes dommageable.



La rivière du Sud envahie par la châtaigne d'eau à la fin du mois de juillet 2001. - Photo Claire Michaud

La châtaigne d’eau cause bien des dommages. En effet, elle :

diminue le passage de la lumière;
abaisse le niveau d’oxygène sous le seuil vital pour les organismes aquatiques;
compétitionne avec les plantes indigènes et en élimine certaines;
occupe tout l’espace;
empêche l’accès à certains cours d’eau et rend la pêche impraticable;
empêche la baignade, car les graines (noix) au fond de l’eau possèdent des épines.

nous parlons bien de la même plante?? n'est-ce pas?

BON WEEK END A TOUS.......AMICALEMENT...




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ronan22

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MessageSujet: Re: Un cauchemar nommé JUSSIE   Ven 17 Avr - 7:27

il est pour moi logique qu'une plante puisse être invasive sur un autre continent... Ca ne veux pas dire qu'elle l'est dans son pays d'origine...

A titre de comparaison, l'UICN a listé les 100 espéces les plus invasives au monde... On y trouve le Black bass, la truite fario, la truite arc en ciel, la carpe... Cela ne veut pas dire que ces espéces créent des déséquilibres en france, mais que par endroit, elles le font... il en est de même pour la chataige d'eau douce...

Pour moi, une espéce ne peut être invasive dans son lieu d'origine....


ps : Jeremy, lorsque tu cite des contenus de site web ou livres, si possible ajoute un lien vers le site en question...Afin que l'on puisse profiter de l'ensemble des informations... Wink
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jeremy

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MessageSujet: Re: Un cauchemar nommé JUSSIE   Ven 17 Avr - 8:29

bonjour Ronan,

j'espère que tu as bien reçu les quelques photos..pour en revenir à ce thème de la Mâcre nageante ( chataigne d'eau, tout comme le silure, ne connaissant pas, je m'imforme, je sais que sur d'autres l'attidude , ce genre de plantes réagissent plus ou moins différemment qu'ici.;le québec en l'occurence en particulier..

mais quand je vois les étangs du roz, je me pose la qestion, d'avoir des réponses... ce type de plan d'eau a besoin de lumière ect...
je vais te donner ce lien, mais c'est extrèmement long à lire (208 pages) mais pour ce qui nous concerne passe après les 150 premières.
http://www.ifen.fr/fileadmin/publications/Documents_techniques/zones_humides_importance_majeure.pdf

pour ce que l'on parlait hier à propos des bouquins, voilà le mail de kader.

Citation :
Pour le livre dont tu me parles, il s'agit d'un ouvrage consacré au professeur et ingénieur Leson qui a étudié et mis en oeuvre les travaux du barrage de Guerlédan. C'est un livre technique et chronologique de ce chantier et de l'utilité de ce barrage...il expose l'état des lieux et les activités de l'époque...mais reste orienté sur la construction du barrage...

à la question sur la mâcre nageante..voilà sa réponse..

Citation :

Quant à la macre nageante je ne pense pas qu'elle soit nuisible...Si demain on rétablit la navigation entre Nantes et Brest (franchissement du barrage sur lequel je travaille en ce moment), la circulation de bateaux, l'ouverture régulière des écluses,les aménagements d'échelles à poissons migrateurs sur les déversoirs et des tobbogans pour canoës, tout celà améliorera l'oxygénation et le renouvellement de l'eau et sa qualité (oxygènation, dilution des matières organiques, des nitrates, etc..) Tout le monde sera gagnant: pêcheurs, sportifs, plaisanciers, et collectivités qui auront à moins dépenser pour le traitement des eaux...
je reste utopique sur le sujet du franchissement du barrage.
PASSE UNE BONNE JOURNEE





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david léger

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MessageSujet: Re: Un cauchemar nommé JUSSIE   Ven 17 Avr - 12:20

Au bout d'un moment faut quand même arrêter...

Une espèce est invasive quand:

1- elle est sortie de son biotope natif (généralement changement de continent) et que son adaptation à de nouvelles conditions de vie brise l'équilibre naturel local de façon durable. En outre ça ne concerne, proportionnellement au nombre d'espèces faisant l'objet de déplacement, qu'un petit nombre d'espèces.

2-elle trouve dans son biotope natif des conditions qui ont changé de façon à permettre une prolifération. Cela concerne des espèces autochtones dont localement l'expansion explosive fait suite à un déséquilibre amorcé en amont de son cycle de vie: l'exemple typique est, en Europe, celui des plantes aquatiques en général dès lors où les nutriments présents dans l'eau (en particulier les nitrates et les phosphates qui ne sont ni plus ni moins que de l'engrais) sont excessifs, que la chaleur de l'eau se retrouve en augmentation (disparition du couvert végétal de la rypisylve, stagnation, eutrophisation accélérée...), ce qui entraine la baisse de l'oxygénation de l'eau, ces deux points accélérant le cycle végétatif des plantes de façon "artificielle" à l'image d'une serre où tous les éléments indispensables à la plantes se retrouvent réunis et où les facteurs naturels limitatifs à leur développement sont contrecarrés.

La macle "invasive"? Oui en théorie, de façon relative et locale, ainsi que sur d'autres continents au même titre que la jussie chez nous. Cela suffit-il pour attribuer ce statut d'envahisseur à la plante de façon absolue? Certainement pas! Et si cela devait être le cas, ça ne le serait pas de façon totalement homogène, mais uniquement vis à vis d'un contexte depuis lequel la plante aura été sortie.

C'est bien de s'interroger sur les changements de ce qui nous entoure, mais faut relativiser un petit peu et aller au delà du seul premier degré. Depuis un demi-siècle la nature qui nous entoure n'a fait qu'évoluer de façon catastrophique, se transformant et se gangrénant de multiples cercles vicieux, et tout ça avec un seul et unique coupable qu'on le veuille ou non: l'homme et ses activités en général... Alors par pitié au lieu de s'enterrer dans des constats "d'anormalité" en posant comme coupables principaux des plantes, des bestioles, etc... n'oubliez pas que tout cela a une origine! Et même s'il est urgent d'intervenir sur les symptômes des problèmes tant la "maladie" est avancée, n'oubliez pas QUI doit faire l'objet d'un véritable traitement!!! C'est facile de dire c'est la faute de la macle, du ragondin, ou du silure (ça, c'est juste un exemple déplacé histoire de rappeler que l'on a tendance à facilement coller des étiquettes à ce que l'on ne connait pas, sans pour autant accorder le bénéfice du doute le temps de comprendre), ça l'est moins d'admettre que finalement ça n'est peut-être pas si vrai...

Enfin bref, ça ergote à tout va, noyant au milieu des constats certaines réalités pourtant évidentes, à commencer par l'urgence d'intervenir sur les modèles de gestion humains à tous les niveaux! Tant que cela ne sera pas le cas, la gestion environnementale ne sera qu'une médecine palliative où l'on tentera en vain de ménager la chèvre et le chou, c'est à dire notre conscience à vouloir changer les choses sans pour autant nous remettre profondément en question dans nos façons de vivre. Pourquoi? parce que personne sur Terre n'est prêt à sacrifier son luxe, ses plaisirs, ses "facilités", son prétendu droit de vivre dignement qui est au final tout sauf digne. Preuve en est à préférer accorder une culpabilité à ces fameux symptômes plutôt qu'à leurs origines... Alors voilà, on ergote, encore et encore, on râle, comme pour se donner bonne conscience et légitimer une inaction déplorable, dont pourtant les conséquences chaque jour nous rattrapent de façon évidente, nous, les 10% de la planète qui formons cette élite qui ne crève pas de faim, une élite qui a le temps de bavasser sur le web alors qu'elle pourrait mettre à profit ce privilège pour enfin changer les choses...

Je m'égare...

Ronan, tu as oublié un animal très bien placé dans ta liste de l'UICN: le chat domestique. ça devrait faire un peu réfléchir ça aussi...

Jérémy, sans méchanceté aucune de ma part, tu évoques dans un autre fil suite à une mauvaise expérience concernant le "pillage" de tes photos le fait qu'il est à tes yeux important de respecter le travail des auteurs. C'est un discours rare sur Internet que je tenais à saluer et à remercier en tant justement qu'auteur et que photographe régulièrement confronter à ce problème, mais dis moi, l'ensemble des textes et des images postés par tes soins sur ce forum sont-ils de toi? N'y a t'il aucunes ressources qui ne proviennent d'autres sites ou d'ouvrages et pour lesquels il te faudrait donc bénéficier des accords de leurs auteurs (ou de leurs ayant droit) pour ainsi les sortir de leurs contextes ? J'exclus bien sûr de cette remarque les ressources visuels suffisamment vieilles pour avoir intégré le domaine public (cartes postales, photographies et daguerréotypes d'époque...)

Amicalement.
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jeremy

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MessageSujet: Re: Un cauchemar nommé JUSSIE   Ven 17 Avr - 13:31

bonjour David..
ta réponse à propos à mon post, j'avoue que je comprend pas cet engouement aussi virulent, mais c'est ta nature, et chacun est comme il est..
quand j'ai poster ce message; bien évidemment, je ne suis pas allé au canada ce matin prendre ces clichés, je suis allé sur un site et les photos et le peu de texte étaient libre de droit..j'en ai fait la demande..
une photo, prise sur un forum ou un site appartient à quelqu'un, les miennes, j'en suis l'auteur, excepté les vues d'avions..si tu prends par exemple la vue d'avion des étangs du roz, j'ai l'autorisation du président du comité de canaux bretons, et bien d'autres comme ça. je peux par mp, te donner son mail, il te le comfirmera, c'est kader benferhat...d'ailleurs il m'a écris ce matin à une question que Ronan22 m'avait posée, et dans le foulée je lui est parlé de la mâcre nageante, ou il a donné son avis...
un de ces livres sortis en 1995, "Le canal de Nantes à brest" des éditions ouest france, j'ai làa aussi l'autorisation de kader, er sandra Aubert pour publier leurs texte? pour les photos qui se trouves dans ce bouquins , elles appartiennent à Richard Nourry, photographe à Ouest France. je ne prends pas les images sur le bouquin, en les scannant ou autre chose, j'en fais la demande auprès du comité dont je suis membre, pas très actif à cause des handicaps, mais la preuve sur ce forum, personne ne se plaint sur la qualité de mes interventions.toi , tu émets des doutes, ce qui est normal.
pour les photos sur le barrage de guerlédan, en 1985, avec yves brachet, photographe, à Mur de bretagne, une souscription a été faîte avant la sortie du livre.. (au coeur de la bretagne; A la découverte de guerlédan...) tu oeux chercher sur amazon, il n'est pas trouvable, pour la simple raison que nous avons été une poignée à souscrire..certaines photos de ce post sont de moi, j'ai vu le lac à sec en 85..à la fin du message, je cite mes sources. remerciements à marie-Françoise et yves brachet.

toutes les photos et textes n'étant pas de moi, je cite leurs source, je l'ai dit dans ma présentation, et l'ai promis à mes amis du comité.
les images du vieux Pontivy son tirées d'un livre de monsieur Charles Floquet, qui vient de mourir, et que je connaissais bien, étant passionné d'histoire? c'est la même chose, j'ai eu son autorisation en 2004.
là, je dois allé chez le kiné, maias je reprendrai cette discussion après..tu dois savoir avant, que de nombreux sites ont le clic droit bloqué, c'est à dire à part fair un imprim écran, ce qui est stupide, tu ne peux copier une image.. d'autres, quand tu fais propiété dessus, tu regarde dans permissions, et tu vois ce qui est ou non autorisés...
il y a 5ans que je ne peux plus pêcher, j'ai laissé un forum à l'agonie ne pouvant m'en occuper, maintenant, je suis plus souvent seul dessus..à part franck, bruno, jP le carpiste , qui passe me voir..si tu te rends sur ce forum, tu va s entendre une musique qui est l'oeuvre d'un musicien canadien...je me suis inscrit sur son site, c'est lui même qui m'a donné le script pour entre la musique sur le forum...
tu as eu des doutes l'autre jour sur le vert des arbres au étangs sur les étangs du roz, et pourtant ça y était bien..j'ai jsute modifier les photos, pour les rendre plus agréable à l'oeil..c'est tout..ce jour là, j'avais un appareil photo spécial. quand j'ai fait avec de l'aide ma petite virée , j'ai changé d'appareil, pour que la date s'affiche ce que je n'aime pas du tout d'ailleurs, c'est laid..
tu me diras, oui, mais une date ça se modifie, qu'elle est mon intérêt la dedans, pour que la date puise être changée, il faut changé de fuseau, sur mes Nikon c'est ainsi..
Non david, je ne triche pas.je suis près à te donner les mails des personnes que j'ai citer sauf les Décédés? comme ça peut-être me croiras-tu...
si tu as encore des doutes, fais le moi savoir, et j'arrête tout..
de tous les textes de kader que ce soit sur le net ou dans ses bouquins, pour tous les textes de jean kergrist (les bagnards de glomel ect...c'est la même chose...
A PLUS TARD
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david léger

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MessageSujet: Re: Un cauchemar nommé JUSSIE   Ven 17 Avr - 14:35

Chacun est libre de ses actes, honnêtes ou non, et la chasse aux sorcières pour le compte des autres auteurs n'est pas mon truc (j'ai déjà suffisamment à faire de mon côté lolll). Mon propos n'est pas basé sur une véhémence gratuite mais sur le simple rappel d'un contexte, tel que tu l'as brièvement évoqué sur cet autre post dont je parle plus haut, afin que ceux qui passeraient par là n'oublient justement pas, face aux flot d'images et de textes proposés de ta part, quel qu'en soit l'origine, que tout cela vient bien de quelque part et est soumis à certaines règles bien précises.

D'une part ça permet (et ça n'est traditionnellement pour ainsi dire jamais fait) de rendre à César ce qui est à César (ces auteurs que tu cites) et d'autre part cela contribue à expliquer et à restaurer un minimum de valeur aux clichés, gravures et textes qui tendent, c'est un fait, à être considérés comme un bien commun dont on peut faire tout et n'importe quoi dès lors qu'ils apparaissent sur le web.

ça ne t'évitera pas de retrouver tout ce que tu postes ici ailleurs sur la toile de part la toute puissance des sacro-saints moteurs de recherche, mais au moins ça permettra de rappeler à l'ordre les bonnes consciences qui simplement ignorent cet état de fait et se servent malgré tout ça et là, juste parce que "d'autres le font bien" et parce qu'ils n'imaginent pas les conséquences pour ceux dont c'est le métier.

Un conseil: mets un copyright sur les images que tu exploites (en ton nom ou celui de ceux qui t'autorisent à exploiter leur travail) et une signature sur les textes qui ne sont pas de toi. C'est pas grand chose mais ça permettra de contribuer à cette "bagarre" face au "non-droit" sur internet en matière de droit d'auteur.
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jeremy

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MessageSujet: Re: Un cauchemar nommé JUSSIE   Ven 17 Avr - 15:45

ça me gave, je viens de répondre à ton message, et puis au moment de l'envoyer ...disparu..
je vais donc y répondre brièvement, mettre un copyright, c'est totalement inimaginable, tu sais le prix que cela coûte, ne crois pas que ce mot, suffira à endiguer ce léger problème car il a bien plus grave qu'une polémique sur des photos.;je dis seulement que je n'admet pas que l'on remplace ma signature par le nom d'un site..c'est tout.
maintenant, 70% des photos qu'il a sur ce forum sont à moi, ou si tu préfères sont de moi..les autres, ne sont ni volées, ni prisent sans autorisation..un petit exemple si tu veux.;en 2004, j'avais trouvé ce pps, maintenant on le trouve facilement,

ne connaissant pas l'auteur, on l'avaient précisé..maintenant, la personne je la connais et j'ai son autorisation.ce pps, tu le trouves partout.
j'ai toujours été passionné de nature,de pêche bien sur, mais aussi d'histoire, bref, j'aime apprendre et apprendre encore.
aujourd'hui, je suis handicapé, je ne peux plus tremper mes bottes dans un cours d'eau, et ça me manque terriblement...alors, je reste là, assis devant mes pc à essayer d'apprendre encore..
le sujet sur la jussie, il y a 40 voir 30 ou 20 on en parlait pas, jussie ou autres M..qui est responsable? personne ne le dira même s'il sait qu'il l'ait. moi, peut-être, mais j'en doute, d'autres pêcheurs ...j'en sais rien, ou plutôt j'en sais trop, mais maintenant, je n'ai plus la force ni la possibilité
de me battre..
je suis fier des photos que je prends et honnête de les publier sur ce forum que j'apprécie beaucoup, car il y a des gens bien sur votre forum..
PASSE UNE BONNE SOIREE DAVID


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MessageSujet: Re: Un cauchemar nommé JUSSIE   Ven 17 Avr - 20:21

jeremy a écrit:
mettre un copyright, c'est totalement inimaginable, tu sais le prix que cela coûte, ne crois pas que ce mot, suffira à endiguer ce léger problème car il a bien plus grave qu'une polémique sur des photos

Poser une signature (ou un copyright) sur une photo, c'est juste rappeler à un endroit le nom de son auteur, c'est tout... ça prend 20 secondes, pas un rond, et à défaut de prémunir contre de la copie abusive sur internet, ça témoigne de son respect pour ce que représente la notion d'image vis à vis de celui qui a pris le temps de la faire (soi-même ou un autre). Regardes certaines des images que tu as posté sur ce forum: il y en a qui possède ce genre de chose (un plan serré de macle d'ailleurs)... Même si ce genre de signature n'a rien d'obligatoire pour justifier de l'appartenance d'un cliché à son auteur (c'est implicite légalement parlant), elle est une manière de rappeler que l'on ne fait pas tout et n'importe quoi avec. En gros: (c) Mr Durand = "touche pas à ma photo sans me le demander".... Bref c'est bien pratique sur les forums, y compris ceux où il y a plein de gens bien, car il ne faudrait pas oublier qu'il y a des membres, certes, mais aussi des centaines de personnes qui passent par jour sans être inscrits, juste pour voir, ce qui se passe, et si tous étaient d'une moralité irréprochable, on trouverait moins le boulot des auteurs dispersé aux quatre coins du web sans que quoi que ce soit ne leur soit demandé.

Dernière chose: je suis photographe professionnel, ces questions de "polémique sur des photos" n'ont rien de léger pour moi vu qu'elle me permettent tout simplement de vivre, ce qui durera tant que la notion même d'image sera respectée par le tout à chacun...

Mais bon... Plus ça va plus on est total hors sujet sans pour autant parvenir à se comprendre lol

Laissons courir et retour à la jussie. Wink
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MessageSujet: Re: Un cauchemar nommé JUSSIE   Dim 19 Avr - 7:09

je fais ressurgir un lien sur la jussie mais combien interressant de 2002 le temps passe mais elle est remontée VERS LA BRETAGNE cette cochonnerie


http://www.ame-lr.org/publications/espaces/jussies2002/

lol! lol!


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MessageSujet: Re: Un cauchemar nommé JUSSIE   Dim 19 Avr - 9:12

bonjour Broctruite, et bonjour à tous, effectivement ce lien est vraiment intéressant, je viens de le lire dans son entier, même s'il date un peu, on ne reviens toujours aux mêmes conclusions. j'ai noté quelques éléments qui me semble intéressant.

Citation :
Le curage et le reprofilage des roubines sont des actions efficaces à court terme, et qui peuvent l'être à moyen terme sur les canaux larges et profonds, plus difficiles à recoloniser par la jussie.
Sur les canaux étroits et peu profonds, ces traitements onéreux se révèlent inefficaces. L'efficacité dépend également des mesures d'accompagnement, telles que la pose de filtres à l'amont pour limiter les dispersions de boutures, ainsi que d'un arrachage manuel d'entretien systématique.
En corollaire, il est indispensable d'aménager les berges ou de prévoir des dispositifs d'abreuvement sur les parcelles, pour éviter que les troupeaux ne provoquent des affaissements des berges en allant boire, créant ainsi des "niches" favorables à la recolonisation de la jussie.
Il faut toutefois souligner que le reprofilage, intéressant dans la lutte contre la jussie, est peu recommandé pour une gestion douce des canaux favorisant la diversité biologique. Les diagnostics préalables aux interventions devront donc évaluer ce critère.

Des idées de valorisation
Des expérimentations ont été menées pour utiliser les jussies comme engrais vert dans les Landes 25 et en Loire-Atlantique après mise en tas et dessèchement :
intérêts :
absence de coût de "transformation" des résidus ;
intérêt qualitatif de l'engrais vert de jussie : des analyses faites par la Chambre d'Agriculture de Loire-Atlantique montrent qu'il n'y a pas de différence significative sur le rendement et le taux de levée du maïs entre l'apport de 50 T/ha de fumier et de 50 T/ha de jussie 11 .

inconvénients :

présence de macrodéchets ou de cailloux mêlés aux herbiers, ce qui oblige les agriculteurs à trier ou enfouir ces éléments ;
engrais non utilisable sur des parcelles inondables compte-tenu des risques de réimplantation des jussies ;
risque de dispersion de graines inconnu mais potentiel.

Citation :
Des précautions indispensables à imposer lors des chantiers
installer des filtres à l'aval du chantier pour stopper toute bouture dérivant ;
limiter les transports et bien arrimer les cargaisons ;
bien nettoyer les engins ayant servi à l'arrachage et au transport : bennes, pneus, chenilles... avant une réutilisation ultérieure ;
ne pas stocker de jussie en zone inondable.

et ce lien tiré de cet excellent texte..ICI

on en revient au mail que j'ai reçu il y 4 jours du président du comité des canaux, à propos d'une autre plante certe, mais l'érradiction, à mon avis ne viendra que comme cela..

une dernière question, "en sait'on plus aujoud'hui sur la " reproduction sexuée?"
A LIRE ABSOLUMENT




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MessageSujet: Re: Un cauchemar nommé JUSSIE   Dim 19 Avr - 10:57

bonjour, pas facile de trouver sur le site du minstère de l'environnement et de l'écologie des renseignements sur ce problème..il y a sur leur site des PDF très intéressants à condition d'avoir du temps pour tout lire .
Citation :

Atteindre un objectif ambitieux pour le bon état écologique des masses d’eau en 2015
La directive cadre sur l’eau est aujourd’hui le cadre de référence pour la politique de l’eau en France.
Cette directive instaure une rupture à plusieurs niveaux : elle impose de s’intéresser à la qualité écologique des écosystèmes aquatiques et impose des objectifs de résultats. La France doit ainsi atteindre le bon état de ses « masses d’eau » (on entend par masse d’eau des cours d’eau, portions de cours d’eau de même nature ou des plans d’eau ainsi que les eaux souterraines).
Tout le monde s’accorde sur le fait que la France a pris beaucoup de retard sur l’objectif de retour au bon état écologique des masses d’eau d’ici 2015. Les acteurs publics et privés de l’eau estiment que la poursuite de la tendance actuelle conduirait au fait qu’un tiers seulement des masses d’eau superficielles et « beaucoup moins » pour les eaux souterraines atteindront le bon état en 2015.Un objectif ambitieux est d’atteindre dès 2015 le bon état pour 2 tiers des masses d’eaux de surface (pas d’accord ARF).
A cet effet, tous les acteurs s’accordent sur la nécessité d’une politique beaucoup plus volontariste en faveur de la restauration et la protection des écosystèmes d’eau douce et des ressources en eau. A cet effet, les participants recommandent de :
· Réduire drastiquement les pollutions diffuses, en particulier par les phytosanitaires et les nitrates, Pour cela :
- Retirer du marché d’ici 2 ans, après expertise complète, les molécules les plus dangereuses, en proposant des alternatives, et réduire de 50 % l’usage des pesticides les plus polluants à l’horizon 2017, développer des itinéraires techniques à bas niveau d’intrants et mettre en place des outils économiques pour limiter l’usage excessif de ces pesticides.
- Pour leur part, la FNSEA et l’APCA sont d’accord sur l’objectif d’une réduction de l’utilisation
des pesticides (après expertise des conséquences économiques, sociales,
environnementales et sanitaires), mais n’acceptent pas les objectifs chiffrés (50%) et les échéances (2ans), afin d’éviter des impasses techniques pour certaines productions agricoles, et demandent des mesures d’accompagnement et une recherche actives
d’alternatives.
- Limiter les transferts de polluants en implantant ou en maintenant des bandes végétalisées
permanentes et pérennes le long de tous les cours d’eau sur une largeur de 5 mètres.
· Restaurer les milieux aquatiques :
- Reconquérir les rivières en commençant par effacer les obstacles les plus problématiques (certains barrages) et restaurer la libre circulation des espèces piscicoles. Réduire de 50 % les masses d’eau déclassées par l’hydromorphologie. Réduire de 50 % les masses d’eau déclassées par l’hydromorphologie.
- Viser l’acquisition d’au moins 20 000 de ZH (ARF, FNE souhaitent plus) en 5 ans et empêcher de nouveaux drainages.
- Protéger efficacement les habitats aquatiques remarquables comme les estuaires des fleuves, véritables nurseries pour les poissons et renaturer les berges de cours d’eau bétonnées et rectifiées.

Aider sur tout le territoire la mise en oeuvre de contrats de rivières ou de contrats de baies.
· Développer une ambitieuse gestion quantitative de la ressource :
- Adapter les prélèvements d’eau aux quantités disponibles en respectant l’écologie des hydrosystèmes et les priorités d’usage.
- Examiner l’intérêt des stockages inter saisonniers à condition de ne pas nuire au bon état écologique des rivières et des milieux naturels, et de faire un usage de l’eau conforme aux bonnes pratiques agricoles.
- Améliorer la gestion quantitative mais aussi qualitative des eaux pluviales.
- Développer la lutte contre les gaspillages (habitats, réseaux, agriculture…), favoriser les systèmes efficaces de récupération et développer l’utilisation des eaux pluviales (en répondant aux questions sanitaires et réglementaires).
- Favoriser en les encadrant les techniques émergeantes de réutilisation de l’eau traitée.
· Quantifier et réduire des pollutions urbaines et industrielles :
- Rattraper le retard dans la mise en oeuvre de la directive sur le traitement des eaux
résiduaires urbaines (DERU) : plus une seule station d’épuration hors norme avant 2012.
- Réduire les émissions chroniques et accidentelles des substances (PCB, métaux lourds,
produits pharmaceutiques…) et définir des actions préventives prenant notamment en compte les sédiments.
- Supprimer le phosphore dans les lessives industrielles et les liquides de vaisselle d’ici 2010.
· Généraliser les périmètres les protection et protéger les aires d’alimentation d’au moins 500 captages parmi les plus importants et/ou les plus menacés d’ici 2012. (accroître la maîtrise foncière, intégration dans la trame verte) et privilégier l’agriculture biologique sur les zones de captage
Les redevances perçues par les agences de l’eau doivent financer une partie de ces actions. Il est bien évident pour l’ensemble des acteurs que des compensations financières doivent être prévues
quand les mesures entraînent des contraintes économiques insupportables pour les acteurs.
Les moyens d’ingénierie publique dont dispose l’Etat doivent être mobilisés largement pour atteindre ces objectifs.
Bien que discuté dans le cadre du groupe « biodiversité et ressources naturelles », le sujet de l’eau n’a pas été considéré comme suffisamment approfondi. Certains participants estiment d’ailleurs que le traitement du sujet eau dans le Grenelle n’a pas été satisfaisant. La contribution du groupe s’est faite en partie par des contributions écrites, de la part des acteurs administratifs et socio-économiques d’une part et d’une ONG d’autre part.
.

Je ne suis pas certain que ce post est à la bonne place, mais je le trouve intéressant...
vous pourrez lire l'intégrale C'EST ICI

PASSEZ UN BON DIMANCHE




( source: ministère de l'environnement et de l'écologie)

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MessageSujet: Re: Un cauchemar nommé JUSSIE   Dim 19 Avr - 13:09

jeremy a écrit:
sur le post ou je parle du faucardage, tout ce qui a été enlevé des biefs a fini chez les agriculteurs qui après sèchage en ont fait du compost..[/u]

intérêts :

absence de coût de "transformation" des résidus ;
intérêt qualitatif de l'engrais vert de jussie : des analyses faites par la Chambre d'Agriculture de Loire-Atlantique montrent qu'il n'y a pas de différence significative sur le rendement et le taux de levée du maïs entre l'apport de 50 T/ha de fumier et de 50 T/ha de jussie 11 .

inconvénients :

présence de macrodéchets ou de cailloux mêlés aux herbiers, ce qui oblige les agriculteurs à trier ou enfouir ces éléments ;
engrais non utilisable sur des parcelles inondables compte-tenu des risques de réimplantation des jussies ;
risque de dispersion de graines inconnu mais potentiel.

Quelle sont tes sources? Car ce ne sont pas les renseignements que j'ai de mon côté en tant qu'élu au sein d'un syndicat de rivière ayant participé à l'époque à cette étude... La jussie en tant que compost se serait révélé absolument sans aucun intérêt et ce principe de valorisation a été totalement abandonné.
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MessageSujet: Re: Un cauchemar nommé JUSSIE   Dim 19 Avr - 13:26

bonjour David
là, j'admet avoir commis une petite erreur, si tu avais lu le post sur le faucardage, il ne s'agissait pas de jussie mais d'égéria densa, j'ai glissé cette phrase par mégarde, je m'en excuse.je vais y remédier.
bon dimanche Jérémy
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MessageSujet: Re: Un cauchemar nommé JUSSIE   Dim 19 Avr - 13:30

Ok! ^^
Pour info: les tests pratiqués sur la valorisation de la jussie ont mis en valeur une inadaptation totale de la plante pour le compostage (pas assez nutritive). Par contre je ne suis pas au courant du résultat pour ce qui est d'éventuels test sur l'élodée. Si tu as plus d'infos là dessus je suis preneur (c'est une problématique qui a très largement pris le pas sur la jussie sur le bassin du Don dont je m'occupe.)

Merci!
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MessageSujet: Re: Un cauchemar nommé JUSSIE   Dim 19 Avr - 15:44

..... l'élodée .(source: Réseau Bretagne Environnement)

David, je te donne deux liens où tu trouveras peut-être des réponses à tes questions..je ne peux mettre tout sur le forum, ça prendrait du temps à lire.il faut voir les index..C'EST ICI
Egéria densa: C'EST LA
sur ce lien, on parle d'invasion que dans certaines région de Bretagne.;bien malheureusement, cela s'est bien aggravé depuis..
en dessous..un exemple de "l'Argentonnais en toutes lettres"
extraction du PDF autorisée..


Citation :
Lors de la prospection de la 4ème tranche du Contrat Restauration
Entretien de l’Argenton et ses affluents, une plante aquatique
peu connue a été découverte au Moulin du Sablon sur le Dolo.
Il s’agit de d’Elodée dense (Egeria densa), espèce très utilisée en
aquariophilie qui s’est vraisemblablement retrouvée dans la rivière
par erreur ! Néanmoins, ses capacités de prolifération n’ont pas
échappé au propriétaire puisque l’herbier recouvrait une surface
d’environ 200 m2 avec des tiges de plus de 1m50 de longueur.
Avec 10 cm de croissance par jour en conditions optimales, l’urgence
était là. Situés en tête de bassin, ces herbiers présentaient
un risque pour l’Argenton.
L’arrachage manuel s’est révélé le plus efficace et le
plus adapté à la protection du milieu. C’est ainsi
que 4 jours ont été nécessaires pour arracher
environ 1 tonne de plantes grâce au travail de
5 personnes : le propriétaire, 2 agents de la
CCA, 1 bénévole et 1 stagiaire. La totalité de la végétation arrachée
va être utilisée comme compost.

L’Elodée dense n’est pas la seule espèce invasive connue. La Jussie
également très présente sur les cours d’eau voisins nécessite
chaque année des travaux d’arrachage importants. Il convient
donc d’être très prudent et de ne pas jeter ces plantes dans nos
rivières.

dis moi, ce que tu en penses STP...@plus

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MessageSujet: Re: Un cauchemar nommé JUSSIE   Dim 19 Avr - 16:10

Je vais me renseigner de mon côté pour mieux cerner cette possibilité de compostage, peut-être que des essais ont été menés dans le 44 pour lesquels je ne serais pas au courant (le dpt est assez "pilote" dans ce domaine). A voir aussi avec Benjamin Bottner de L'IAV, il doit avoir des ressources là-dessus).

En ce qui concerne la prolifération de l'élodée, nous avons fait un test cet automne dans le contexte du curage d'une portion de rivière (l'élodée y était tellement présente qu'en se décomposant chaque hiver elle a littéralement comblé le bassin... Un truc de fou...). Je ne pense pas que cela sera suffisant pour stopper sa présence car sa capacité d'adaptation est absolument phénoménale, à l'instar de la jussie. A noter qu'étant présente sur le bassin en amont, il faudra en plus prendre le temps de comprendre si le redémarrage de la plante sera lié au bassin concerné ou à une expansion des plantes sur le bassin en amont. Bref (ça n'engage que moi), c'est un coup d'épée dans l'eau, d'autant qu'un des moyens qui aurait permis de limiter son développement aurait été de laisser ouvert la chaussée en aval afin de restituer un semblant de profil naturel à la rivière, et ce n'est pas le cas (la zone nettoyée étant publique et aménagée par la collectivité comme espace de loisir, le maintien du niveau d'eau était essentiel, en particulier pour les pêcheurs fréquentant le lieu...). Bref on en reviens au classique problème d'endiguement des rivières et de leurs conséquences...

Mais bon, je sais que mes techniciens auront le regard qu'il faut et sauront interpréter l'évolution du site en conséquence. Reste à espérer que les élus sauront accueillir le réalité avec bon sens, ce qui est un autre débat sur lequel je ne m'étendrai pas.

Je ne sais pas ce qui a été fait exactement des sédiments retirés (et donc des massifs et racines d'élodée). Probable que les agriculteurs du coin l'auront récupéré pour leurs champs. Faudra aussi que je me renseigne de ce côté là.

Quoi qu'il en soit, l'arrachage ou le curage ne sont que des moyens de lutte palliatifs, et ne résolvent en rien le problème. Ils ne permettent que de le "ralentir", plus ou moins efficacement bien sûr selon le suivi de ce genre de chantier. La solution sera du côté du traitement (chimie?) ou de l'implantation d'un parasite (insecte? bactérie?). Bref des moyens tellement hasardeux en l'état des connaissances scientifiques que l'on reste totalement dans le domaine du rêve, notamment pour ce qui est des eaux vives...

...et là est tout le problème.
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MessageSujet: Re: Un cauchemar nommé JUSSIE   Dim 19 Avr - 16:44

Et l'indroduction d'espèces de poisson comme l'amour, dans un plan d'eau pas trop atteint, est-ce une possibilité? je dis peut-être une ânerie, mais bon!!!
j'ai connu un gars qui en a introduit dans son étang, mais c'était il y a un moment..je ne sais pas ce que ça a donné, mais il était confiant..
bien sur que ça ne règlerai pas le problème dans sa totalité.
si ce n'est pas indiscret, tu parles de TES techiciens, travailles-tu dans ce domaine?? ou est-ce simplement du bénévolat..?


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MessageSujet: Re: Un cauchemar nommé JUSSIE   Dim 19 Avr - 17:52

Je parle de MES techniciens (avec amour! lol ) car je suis élu local et membre du bureau de mon syndicat de rivière, je participe donc à la politique de gestion (avec 5 autres élus) d'un cours d'eau et "de son bassin": le Don. Je mets bassin entre guillemets car c'est assez délicat de considérer une rivière autrement que de part la gestion de l'intégralité de son bassin versant, une donnée dont justement beaucoup d'élus ont beaucoup de mal à s'imprégner; et de part nombre de ce genre de "détail" je me sens infiniment plus proche de la vision de "mes" techniciens (dont la vision est basée sur la compétence par principe) que de celle de mes collègues élus (qui sont des représentants de "monsieur tout le monde", dans le sens où ils n'ont pas nécessairement de compétences particulières à la base et pire! Ou ils se doivent de représenter l'avis de personnes justement non-compétentes, ces mêmes monsieur tout le monde, et ce au travers de toutes leurs considérations, juste ou non, louables ou non. ça s'appelle le devoir de représentativité au sein d'un domaine baptisé la démocratie! lol)
Et comme si cela ne suffisait pas, je travaille aussi plus ou moins dans ce domaine en tant que photographe et auteur naturaliste. lollllllllll

Enfin bref! ^^

L'amour est une solution de gestion dans des eaux closes vis à vis de certaines plantes, pas de toutes, au même titre que l'amour argenté qui lui est spécialisé davantage sur le phytoplancton. L'amour se concentre sur les plantes tendres et de fait il ne s'intéresse pas aux vivaces aussi charpentées que la jussie par exemple...
Autre chose à prendre en compte: le caractère invasif de ce genre de cyprin qui certes ne concerne pas les eaux closes (puisque pour se reproduire l'amour a besoin d'une eau vive d'une certaine turbidité) mais qui pourrait concerner les rivières et fleuves où ces eaux closes sont susceptibles de se déverser à certaines saisons. Exemple: le Rhin en Allemagne où se poisson créer d'énorme dégâts.
A ma connaissance aucun herbivore ne s'intéresse à ces plantes, en dehors peut-être du ragondin qui n'hésite pas en début de saison à taper sur les jeunes pousses de jussie, mais de façon tellement dérisoire que cela ne change absolument rien, d'autant qu'en contre partie, en s'ébattant à la belle saison dans les massifs de Ludwigia il contribue pas mal à son bouturage...
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